Quelle facette merveilleuse de toi-même es-tu seul·e à connaître ?
Cette semaine, on m'a demandé de décrire ce que je fais dans la vie en 90 caractères, espaces compris. C'est moins long qu'une liste d'épicerie ! J'ai fini par écrire : « Art social et dialogue philosophique : j'aide les gens à créer à partir de leur ordinaire. » Pile 90. Pas un mots de plus pour respirer.
Tout est vrai là-dedans. C'est ce que je fais pour gagner ma vie, travailleuse autonome depuis plus de deux ans. Sauf qu'une fois la phrase écrite, il restait tout ce qui n'entrait pas dans la case. (Et c'est souvent là que loge le plus beau.) Parce vite comme ça, de "l’art social", c’est probablement flou pour la plupart d’entre vous.
Ce qu'on range dans l'ombre
L'automne est bien installé. La fraîcheur, le retour vers soi et notre cocon de maison. D'autant plus que Vénus entre en rétrograde le 3 octobre, jusqu'à la mi-novembre. Vénus, c'est la planète de ce qu'on aime et de ce qu'on vaut : la beauté, le corps, l'argent. C'est notre Muse. Quand elle recule (elle ne recule pas réellement dans le ciel !), on est invitées à revoir comment on se présente au monde. Faire un check-in sur nos ombres...
On pense que l'ombre sert à cacher nos hontes. Sauf qu'on y range aussi, malheureusement, nos merveilles : ce qui est trop étrange ou trop grand pour le souper de famille. Un désir qui fait peur. Une façon de voir le monde que personne n'a demandé. Et je crois que c’est une de mes grandes forces : illustrer ce que personne ne souhaite voir directement. Par mes questions, par mon attitude, par mon ouverture de cœur !
Et j'ai observer, par la thérapie j'imagine, combien "ce à quoi on resiste, persiste". C'est donc pour moi une evidence que plus l'on garde les parts de nous plus sombre en ottage, plus elles crieront forts !

La mienne - mon ombre - mon metier
Quand je me présente, je dis artiste, conteuse, art social. Les gens pensent à un vernissage avec du vin cheap, à une ceinture fléchée, ou à rien du tout, et je les comprends. Ça ne semble même pas être un vrai métier qu'être artiste. Encore moins lorsque c'est fait dans le cadre d'intervention sociale.
La facette dont j'ai honte : suis-je un être de poésie spirituellement engagé qui souhaite partager sa médecine ? Je crois que ça ressemble à ça, la peur de s'assumer.
Je me donne aussi un titre : commissaire de l'ordinaire. Le commissariat d'exposition est un rôle qui consiste à concevoir un fil narratif cohérent à travers des oeuvres éparpillée. C'est ce que je faism mais avec le monde ordinaire à la place de faire affaire avec "les beaux-arts". J'écoute, longtemps. Je collecte le présent, le vivant. Je tricote des liens entre les témoignages et les questions sensibles, universelles. Puis je recolle les morceaux en une forme : un conte, une installation, un collage, ça peut même être un film !
C'est comme ça que j'ai fait l'Oracle féministe avec le Centre des femmes de la Basse-Ville en vente sur ma boutique
C'est comme ça que j'ai réalisé : Où est Dieu·e ?, diffusé jusqu'au 25 octobre sur la façade extérieure de la bibliothèque Gabrielle-Roy.
À force d'écouter les gens, je le constate : chacune cache une merveille, et il suffit souvent d'une bonne question pour qu'elle se montre.
L'imagination comme arme de construction massive
C'est écrit sur ma carte d'affaires, et je le pense. Pour changer quelque chose dans sa vie ou dans son quartier, il faut d'abord être capable de l'imaginer autrement, et cette capacité s'exerce. C'est un muscle qu'il faut entrainer ! Il n'y a pas que le gym dans la vie, tsé.
Créer, c'est aussi briser la solitude (celle qui nourrit la montée de la droite ?).
Et ça demande de faire confiance à ce qu'on ne comprend pas encore.
Un carnet pour aller la chercher

C'est pour ça que j'ai préparé le Carnet d'automne, correspondance avec nos ombres. (Aussi disponible dans ma boutique virtuelle). Dans l'enveloppe, il y a, une lettre de ma part, un petit carnet déjà parsemé de mots tirés d'un vieux dictionnaire de synonymes, des images et des mots à découper, et des questions pour partir l'écriture.
Par exemple : quelle promesse sacrée dort dans tes ombres ? Quelle incantation as-tu besoin d'entendre cet automne ?
Tu sors tes ciseaux, ta colle, tes crayons de couleur, peut-être une photo de toi enfant, et tu mets le carnet à ton image. L’édition des carnets est limitée, il y en a 12 pour l’instant.
Mon livret est loin d'être parfait, mais il est 100% sans IA :)
Et si tu préfères chercher à deux, je reçois en consultation individuelle. J'ai intitulé les rencontre : Consulter l'ordinaire. Je ne suis pas art-thérapeute, mais j'ai 12 ans d'intervention sociale derrière la moustache (oui oui, j'ai une moustache…) et mon diplôme de praticienne en hypnose et en PNL. Que ce soit en groupe ou en individuel, mon travail reste le même : ouvrir des espaces poétiques pour manifester le monde à notre image.
Écris-moi : gabrielleharrisson@gmail.com
Alors je te retourne la question : qu'est-ce que tu caches dans tes ombres, cette partie merveilleuse de toi qui n'a pas encore de nom ?





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